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Les Sept Etapes du métier
1. Trouver des
affaires
A travers deux approches: une passive et une active.
L'approche passive consiste à recevoir les
projets des promoteurs qui visitent ou contactent la Société de Capital-Risque
(SICAR), et qui ne nécessitent pas vraiment d’effort promotionnel de la part de
cette dernière pour l’identification de quelques projets qui peuvent aller de
paire avec sa stratégie de participation. Cette approche épargne le capital
risqueur le temps de prospection et les charges y associés et l’aidera à se
consacrer à l’étude des projets remis et éventuellement à leur suivi. C’est
généralement le cas des SICARs captives types filiales de banques, de groupe
d’affaires etc…
L’approche active, quant
à elle est plus importante pour l’identification des projets et aussi des
promoteurs que les SICARs veulent financer. Elle se caractérise par un travail
de promotion sur le terrain, à travers des séminaires, des colloques pour se
faire connaître et rencontrer des promoteurs potentiels. La SICAR se fait
connaître aussi à travers des visites effectuées pour des laboratoires de
recherche, des universités, des centres de dépôts des brevets d’invention, aussi
pour des experts connu pour leur maîtrise d’une certaine technologie demandée
sur le marché, et des promoteurs connu par leurs audaces à prendre le risque
industrielle et technologique. La SICAR choisit ses futurs projets en visitant
aussi les entreprises industrielles existantes pour identifier des niches
potentielles de développement de ces entreprises ou de création de
nouvelles. Cette approche est caractérisée par le fait qu’elle
permettra la SICAR de mieux cibler ses participations, et de développer une
connaissance plus approfondie du tissu industriel et technologique du pays ou de
la région ciblée. Cette attitude rassure aussi les promoteurs contactés du
dynamisme de leur future partenaire financier, et du réseau qu’il a pu
développer pour appuyer ses participations. Cette approche qui consomme
beaucoup de temps et d’argent, est indispensable pour les
SICARs indépendantes ou celles voulant cibler la haute valeur ajoutée
technologique ou industrielle.
2. Les sélectionner
et les étudier
Une fois le projet est pré-sélectionné en terme de sa
nature, de son potentiel de croissance et de l’équipe qui le dirige, les chargés
d’affaires de la SICAR se penchent avec le promoteur pour l’élaboration
d’un business modèle plus réaliste qui prendra en considération d’autres
avantages ou contraintes associés au projet.
3. Placer des
filtres et exercer les «due diligences»
C’est l’étape la plus dure pour une SICAR. C’est l’étape
ou elle remet en cause toute l’étude, et procède à une vérification au
peigne fin de toutes les informations qui ont été communiquées dans l’étude et
le business modèle relatives aux promoteurs, au produit, au marché, à la
technologie, à l’aspect gestion, au marketing, au plan de réalisation
etc… Cet audit détaillé des information et du processus est ce qu’on appelle
dans le langage anglo-saxon les opérations de «due diligence». C’est à
la lumière de cet audit qu’un nouveau business modèle sera élaboré. Une fois
finalisé, le promoteur et son équipe s’engage à l’adopter. C’est ce modèle qui
une fois approuvé par les décideurs de la SICAR fera objet de réalisation, et de
suivi.
4. Faire le montage
des opérations
Les négociations commencent tout d’abord (au cas ou il
y’aura un intérêt manifeste par les chargés d’affaires) par la signature par la
SICAR d’une Lettre d’Intention de participation, dans laquelle la SICAR s’engage
à étudier le projet et envisager une éventuelle participation
financière.
Une fois que les négociations avancent, un
Accord de Confidentialité sera signé pour permettre la SICAR d’aller dans les
détails du projet, élaborer le modèle d’affaire et le présenter au comité
d’investissement ou conseil d’administration de la SICAR, pour décision. Le rôle
de l’engagement de confidentialité est d’assurer le promoteur de la protection
des informations transmises lors du succès et surtout de l’échec des
négociations.
Une fois les deux parties sont convaincues du
partenariat qui va les unir pour la concrétisation du projet à travers une
participation financière de la SICAR, un Pacte des Actionnaires sera élaboré et
signé entre les différentes parties concernées. En effet, la présence, au sein
d’une société anonyme, d’actionnaires ayant un but commun, mais étant dans une
situation différente conduit souvent à la conclusion d’un pacte d’actionnaires,
qui organise la co-existence entre les actionnaires et fixe les règles de
modification de la répartition du capital social jusqu’à ce que le but projeté
soit atteint. Cette situation se rencontre notamment lorsqu’un investisseur ou
un groupe d’investisseurs prend une participation dans une société en
développement et confie la direction de celle-ci à une équipe de cadres
dirigeants, détenteurs d’une participation minoritaire.
5. Suivre les
participations
Une fois le pacte signé et le déblocage de la
participation de la SICAR effectué, commence l’étape de réalisation du projet
(création ou extension). Cette étape sera suivi de très prés par le(s)
responsable(s) chargé(s) du projet afin de s’assurer que les dirigeants suivent
bien le plan convenu, et qu’il n’y aurait pas de dérapage surtout des charges
dans les prévisions. La SICAR interviendra éventuellement pour ajuster le plan
de réalisation du projet pour faire face aux difficultés émanant d’une
conjoncture externe, ou d’une contrainte interne, ou aussi pour profiter d’une
conjoncture très favorable.
6. Appui à la
gestion
L’accompagnement de(s) promoteur(s) est la valeur
ajoutée qui caractérise le financement des Sicars par rapport à celui des
banques. En effet, étant dépourvu des garanties usuelles exigés par les banques,
et rémunéré seulement en fonction du rendement de l’investissement la SICAR est
contrainte à être impliquée dans toutes les opérations de gestion stratégique,
industrielle et commerciale qui peuvent améliorer les revenues de l’entreprise
et augmenter sa profitabilité. Cette approche est connue dans le langage
anglo-saxon par Hands-On . Dans cette logique, la SICAR introduit l’entreprise
dans son réseau, informe les dirigeants sur les opportunités qui s’offrent à
l’entreprise, les conseille des bonnes pratiques de gestion etc…
7. Vendre les
participations et sortir.
C’est l’étape ultime d’implication des SICARs dans les
entreprises partenaires. Elle consiste à vendre les titres détenus par la SICAR
selon sa valeur à la date de sortie. Cette valeur équivaut à celle nominale
majorée d’une plus value. Cette sortie pourrait être effectuée sur la bourse ou
à travers un groupe industriel acquéreur, ou un groupe financier spécialisé, ou
le promoteur ou ses actionnaires etc…
8… Recommencer .
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