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Sélection Préliminaire
Lors de la phase de prospection aussi bien passive
(recevoir le promoteur) qu’active (aller vers le promoteur), la SODICAB procède,
à une première sélection des projets pour ne retenir que ceux qui vont de pair
avec sa politique d’intervention telle que définit plus haut. Il s’agit à titre
de rappel:
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du profil du promoteur et de son équipe
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de la nature du projet et de sa valeur ajoutée
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du stade de financement
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du montant de l’investissement
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de la zone géographique
Une fois le principe accepté, le porteur de
projet, doit procéder à la présentation d’un plan d’affaires (plus
important de ce qui est souvent appelée une étude de rentabilité ou de
faisabilité). Le plan souvent appelé modèle d’affaires, doit contenir des
informations à la fois qualitatives et quantitatives sur le projet: sa nature,
ses objectifs commerciaux et financiers, ses moyens humains, matériels et
immatériels prévus ainsi que la stratégie à suivre pour atteindre les objectifs
retenus.
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Evaluation et négociation du plan
Les projets retenus à travers ce premier screening, font
l’objet d’une évaluation détaillée qui se fait sur la base d’un arbitrage entre
risque et retour sur investissement.
L’évaluation du projet
commence par l’analyse et l’estimation de quatre risques majeurs:
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Un risque humain, lié à la
qualification professionnelle du (des) porteur(s) du projet;
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Un risque commercial, lié au
marché et aux chances réelles de pénétration du produit,
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Un risque industriel, lié au
choix et à la maîtrise de la technologie, à la conception et à l’exploitation
industrielle de l’unité, ainsi qu’à la qualité finale du produit.
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Un risque financier, en
rapport avec la situation financière de l’entreprise et avec les possibilités
financières réelles du promoteur, la rétrocession surtout avec les SARL.
Pendant toute la période d’évaluation, les risques sont
constamment réévalués en fonction de l’avancement des négociations engagées avec
le promoteur du projet. La SODICAB oeuvrera aussi à vérifier les hypothèses
retenues et à les confronter à la réalité et à d’autres informations ou données
collectées auprès d’autres structures et personnes ressources, et ce pour mieux
apprécier ou éliminer certains risques contrôlables. Pendant cette
phase les scénarios de rétrocession ou de sortie seront profondément
débattus.
La durée de cette phase d’évaluation pourrait
prendre au moins un mois.
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Elaboration et accord sur le modèle d’affaires à suivre
Cette phase consiste à l’élaboration du modèle d’affaire
sur lequel se baserait la décision de la SODICAB de participer ou pas au
financement du projet. Ce modèle se prépare souvent en concertation avec le
promoteur et ses associés, suite à une série de séances de travail dans
lesquelles seront débattues toutes les hypothèses et scénarios possibles pour
maximiser la rentabilité du projet.
Ce modèle, doit être
suffisamment détaillé pour servir de référence et de repère pour le chef
d’entreprise lui-même du fait qu’il dirigera le projet, (il s’engage en fait à
le suivre dans les limites du possible) mais également pour le capital-risqueur
au niveau du suivi. La SODICAB oeuvrera à se concerter avec le
fondateur et son équipe à ce que le modèle soit également assez souple et
prévoit des variantes et des changements de stratégies pour s’adapter à toute
éventualité et variation au niveau de l’environnement du
projet. Pendant cette phase les scénarios de rétrocession ou de sortie
seront de nouveau débattus et une décision sera prise sur les modalités de
sortie approuvées. (rachat, acquisition, cotation)
La durée de la
préparation du modèle pourrait prendre aussi un mois.
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Décision de Participation
Le modèle d’affaires ainsi finalisé, sera présenté
au conseil d’administration de la SODICAB pour l’enregistrement des remarques et
recommandations de ses administrateurs et une approbation éventuelle de sa
participation.
En général, le choix se fait en fonction de
deux éléments majeurs qui interviennent le plus souvent dans la prise de
décision:
Dans le cas d’une décision positive de participation, le
conseil se prononce sur le montant de participation, la durée, et les modalités
de sortie convenues avec le promoteur, ainsi que l’exigence d’un siège au nom de
la SODICAB au conseil des entreprises partenaires, et éventuellement d'une prime
d’étude et de suivi équivalent à 1% du montant de participation, au profit de la
SODICAB. Tous ces éléments seront communiqués au promoteur au lendemain de la
tenue du conseil.
Le conseil se réuni trimestriellement, mais
pourrait se réunir à tout moment si nécessaire.
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Signature du Pacte d’actionnaire et Déblocage des Fonds
La SODICAB, procèdera par la suite, et selon les
modalités de sortie convenues avec le promoteur à la signature du pacte
d’actionnaires ou d’une convention de rétrocession cas échéant, ou
parfois se contenter des bulletins de souscription.
Une
fois les bulletins de souscription et les pactes d’actionnaires ou convention de
rétrocession signés et enregistrés à la recette des finances du district dans
lequel le projet est implanté (ou au guichet unique cas d’une JV avec des
partenaires étrangers), la SODICAB procèdera au déblocage de sa participation
dans un compte indisponible au nom de la Société (l’argent restera bloqué dans
ce compte tant que les procédures légales et administratives ne sont pas
finalisées)
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Le Suivi
Le suivi est une phase décisive et importante pour la
SICAR. En effet, dès le déblocage des fonds, La SODICAB, et toute SICAR voulant
jouer le rôle réel de l’investisseur, accorde un intérêt particulier au suivi de
leurs affaires que ce soit au stade de la réalisation de l’investissement ou
pendant la période d’exploitation. Ce suivi permanent du projet est toujours
accompagné de conseils donnés au chef du projet sur la base d’une évaluation
continue des différents indicateurs.
En matière de suivi des
participations, l'on distingue trois types de stratégies.
La SICAR intervient activement dans tous les choix en
matière de réalisation de l’investissement de choix stratégiques et de
management. Elle favorise la création de comités exécutifs outre sa
participation active au Conseil d’Administration.
La SICAR reste en retrait par rapport à la gestion de la
société affiliée et adopte une approche passive de suivi. Elle est souvent
qualifiée de «sleeping partner».
La SICAR adopte une stratégie de suivi intermédiaire
avec des interventions actives ponctuelles ou temporaires dans des conditions
bien déterminées ou la situation l’exige ou en réponse à une
sollicitation.
L’attitude des SICARs en Tunisie relative à
cette question de suivi est assez hétérogène, avec un nombre très restreint de
celles qui pratiquent l’approche active. Jusqu’à ce jour la SODICAB a selon les
cas a adopté des approches actives, parfois réactive mais jamais passive.
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