Date :11/09/2010 Envoyer un eamil !  Accueil
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Quoi financer?
    

En bref 

  Un des objectifs du Capital Risque en général et de la SODICAB en particulier est de cibler la haute valeur ajoutée dans les projets sélectionnés, des projets qui sont considérés à risque par les banques, que ce soit:

  • Un risque financier: peu de fonds propres, (le promoteur et ses associés ne sont pas suffisamment engagés financièrement)

  • Un risque commercial: nouveaux créneaux, nouveaux produits, nouveaux marchés (les cibles visées ne sont pas encore assez étudiées)

  • Un risque technologique: avec la rapidité de l’évolution technologique, (qui dit que la technologie utilisée ne va pas devenir obsolète dans les mois à venir) 

  • Un risque du nouveau promoteur (il n’a pas assez d’expérience pour gérer le projet) 

  • Un risque du nouveau projet (dont les chances de survie ne sont pas toujours évidentes). 

  La SODICAB voudrait cibler les projets qui, malgré tout le risque qu’ils engendrent, une fois réussis, pourraient apporter une grande valeur ajoutée aux secteurs ciblés et à l’économie d’une manière générale. De même la SODICAB voudrait sortir du classique, à savoir les projets usuels et répétitifs pour lesquels les banques et leurs SICARs jouent déjà un rôle important pour leur développement. En faisant ainsi la SODICAB et le peu de SICARs adoptant la même approche pourraient combler un vide qui existe encore dans le tissu financier tunisien, à savoir le financement de la création de projet innovants. 

  1. La Valeur Ajoutée Escomptée

1.1 La valeur ajoutée commerciale 

  A travers l’investissement dans de nouveaux produits, et dans des projets totalement (ou partiellement) exportateurs, ciblant de nouveaux marchés, ou aussi des marchés traditionnels.

Exemples 

  1. La Tunisie qui a signé un accord de libre échange avec l’UE, n’exporte que pour 4 des 15 pays de l’Union à savoir la France, l’Allemagne l’Italie et la Belgique. Un projet exportant sur les 11 pays restant tel que l’Angleterre, la Suède, l’Espagne, la Hollande etc…est considéré un projet à haute valeur ajoutée commerciale. 

  2. La Tunisie exporte 256 produits agricole sur l’Union, dont 5 produits représente plus que 90% de ces exportations. Augmenter la part des exportations des 251 produits restant est considéré une valeur ajoutée commerciale.

  3. De même tout renforcement des exportations tunisiennes sur les marchés traditionnels des produits traditionnels qui maintiennent bien leur compétitivité est considérée une valeur ajoutée commerciale. 

1.2 La valeur ajoutée industrielle 

  A travers l’investissement dans des projets innovants sur le plan industrielle, qui se distingue des projets classiques par leurs nouveautés ainsi que la qualité de leurs produits.

Exemples

  1. Tout produit industriel fabriqué en Tunisie entrera à l’Union Européenne sans droit de douane et sans quota (excepté pour le Jean et le denim). Les exportations tunisiennes sont concentrés dans les produits de l’habillement, les câbles électriques, les composants électromécaniques, essentiellement. Toute diversification pour d’autres produits aussi classique soient-ils est considérée de la valeur ajoutée industrielle.

  2. Dans la région de Nabeul, qui produit une bonne majorité des tomates de Tunisie, et qui abrite aussi la majorité des unités de fabrication des concentrés de tomates, la SODICAB ne voit pas de valeur ajoutée ni pour le secteur ni pour la région à financer d’autres projets similaires. Toutefois les unités soutenu par une demande extérieure forte et compétitive, et voulant innover dans les produits dérivées de tomates tels que les jus, sauces, ketchup, tomates séchées, etc.. sont considérées apporter de la valeur ajoutée industrielle et pourrait bénéficier du soutien de la SODICAB. Une fois le projet réussi, il créera un effet d'entraînement pour la vingtaine d’unités de fabrication de concentrés de tomates au Cap-Bon, et les encouragera à innover et renforcer ce nouveau créneau ou à développer d'autres. Même celles qui envisageraient de créer des entrepôts frigorifique pour le stockage des tomates avant leur cuisson pour la production du concentré de meilleur qualité, avec un changement radical de l’emballage du produit fini, qui les fera distinguer par rapport au reste des produits similaires, elles font de la valeur ajoutée industrielle.

  3. De même l’amélioration de la qualité des produits tunisiens destinés à l’exportation, et à renforcer la compétitivité de nos produits sur des marchés même traditionnels est considérée une valeur ajoutée industrielle.

1.3 La valeur ajoutée technologique 

  A travers l’investissement dans des projets introduisant une nouvelle technologie, ou une technologie nouvelle en Tunisie, qui les fait distinguer des projets classiques et même innovants. Le produit final est un produit à très haute valeur ajoutée commerciale (Voir décret 929-03 du 21 Avril 2003).

  1. Détails des secteurs

  Pour plus de clarté essayons d’aller un peu dans les détails des secteurs à valeur ajoutée soutenus par la SODICAB dans les gouvernorats de Nabeul et de Zaghouan, et ceux de la Nouvelle Technologie financés par la SODICAB sur tout le territoire tunisien. 

2.1 Les Secteurs à valeur ajoutée 

  La SODICAB s’intéresse aux créneaux qui ont déjà un potentiel de croissance et qui peuvent être développés dans sa région d’intervention c.a.d. Nabeul et Zaghouan, en l’occurrence:

  • Agriculture et Pêche,

  • Industrie

  • Services

  • Tourisme et services associés

2.1.1 Agriculture & Pèche

  L’agriculture et la pêche reste toujours un secteur stratégique partout en Tunisie. La performance du secteur dépend considérablement des conditions climatiques. La production des produits de base tels que le blé, viande rouge,  poisson … et même, le lait, que la Tunisie exporte reste toujours des produits stratégiques de première nécessité, et pour lesquels l’investissement est fortement encouragé par l’état, et hautement considéré aussi par les promoteurs dans les gouvernorats de Nabeul et de Zaghouan.

Toutefois, l’agriculture traditionnelle pour des produits traditionnels ciblant le marché local, type grande culture, plantation d’oliviers ou d’orangers, quelques cultures maraîchères etc. est considérée par la Sodicab comme étant un secteur classique à rentabilité faible et à taux de croissance faible, et qui bénéficie déjà de plusieurs lignes de financement bancaires, de facilités de payement et d’une série de subvention de l’état. La Sodicab considère que ces créneaux sont important mais ne nécessite pas forcement son intervention dans la région. La Sodicab croit que la Tunisie a un potentiel qui va au delà du traditionnel et qui devrait être appuyé. 

En effet, au sein de l’agriculture traditionnelle, il y a des produits qui enregistrent une tendance à l’exportation assez encourageante et qui ont besoin d’un appui pour soutenir leur percée sur les marchés ciblés. Aujourd’hui la Tunisie exporte 256 produits agricoles. Certains sont des produits riches et à valeur ajoutée, d’autres ne le sont pas. La Sodicab s’intéresse à soutenir ceux qui s’adaptent avec les régions de Nabeul et de Zaghouan, dont nous citons à titre d’exemple les fleurs coupés, les fleurs servant de base pour les huiles essentielles, les champignons, les escargots,…...

L’agriculture biologique est aussi une activité qui intéresse la Sodicab, surtout pour les cultures maraîchères dont la durée de retour sur investissement est généralement courte. La Sodicab espère intervenir pour développer l’exportation de ses produis biologiques sur l’Union Européenne dans les périodes permises par l’Accord de Libre Echange.

Toujours dans la même orientation, la SODICAB soutinedrait la création de sociétés de service à l'exception de produits agricoles dont le besoin est présent surtout à Nabeul dont la production agricole représente 15% de la production nationale.

L’aquaculture off-shore ( dans des cages flottantes) est aussi encouragé par la Sodicab essentiellement pour le loup et la daurade, dont les techniques d’élevage sont les mieux maîtrisées en Tunisie. L’ancien plan directeur de l’aquaculture en Tunisie développé par le Ministère de l’Agriculture en 1998 montrait des zones potentiels aux côtes du Cap-Bon qui s’apprêtent bien pour ce type d’élevage. ( Le Plan est en phase de mise à jour) 

2.1.2 L’industrie 

( Voir secteurs à cibler rubriques - SODICAB la tutrice)

2.1.3. Les Services (non liés à la Nouvelle Technologie ) 

  • Les activités de services liées à l’industrie et couvertes par le Code des Investissements. 

  • Le Conseil Sectoriel 

2.1.4 Tourisme

  Seul l'Animation touristique constitue une activité dans laquelle la SODICAB est prête à investir. Par animation touristique nous entendons des activités telles que des activités de la plongée sous-marine, etc…

2.2 Les Nouvelles Technologies

  Depuis Mai 2002, et suite à une approbation de son Assemblée Générale Extraordinaire, la SODICAB a officiellement élargit son champ d’intervention sur toute la République Tunisienne pour les projets de la Nouvelle Technologie entre autre celle de l’Information et de la Communication, et pour lesquels la SODICAB s’engage à investir au moins 30% de ses ressources, capital plus fonds à gérer. L'apparition du décret 03-929 du 21 Avril 2003 définit les activités de la nouvelle technologie concernées par la loi. Les secteurs qui seront d’un intérêt pour la SODICAB, sont les suivants:

  • Les Technologies de l’Information et de la Communication

  La SODICAB s’intéresse à étudier le potentiel du marché Tunisien et limitrophes pour des produits NTIC, et d'identifier (quitte même à créer) le besoin pour le développement d'un certain nombre de produits et de services soft destinés exclusivement pour les marchés extérieurs l’Europe essentiellement, et qui s’adaptent mieux avec notre tissu industriels et de services et dans lesquels notre entreprise sera impliquée. 

Aujourd'hui dans les pays développés comme les USA, le Canada, l'Europe etc..., les chercheurs sont branchés sur:

  • La Compression des Signaux (voix et image)

  • Un Stockage plus performants des informations

  • L' Amélioration de la Portabilité ( poids, taille, composants, logiciels, architectures systèmes et réseaux etc…)

  • Le développement de Composants stratégiques : ex. écrans plats pour visiophone, terminaux de poche ou TVHD…)

  • Une plus grande capacité de transmission à l’aide par exemple des fibres optiques à faibles taux d’atténuation, et 

  • Une mise en réseau des applications. 

  Toutefois tout ceci est du hard pour la Tunisie, il est difficilement faisable car ceci nécessite un tissu industriel de soutien important, un niveau de recherche université-entreprise pionnière trés développée, une main d'oeuvre super qualifiée, un marché local porteur et demandeur etc... Ceci n'existe pas ni en Tunisie, ni aux pays de la rive sud de la méditerranée. L'Inde, dépourvue d’une bonne assise industrielle pour le Hard, s’est orientée vers le Soft, tels que le développement de logiciel, les call-centers, la télé-assistance et le télétravail, etc.....et est entrain de consolider sa position sur la scène internationale.

  Suite à notre connaissance du marché de la compétence tunisienne, il pourrait y avoir des possibilités de besoin dans les domaines suivants se rapportant beaucoup plus au coté soft que hard:

  • Développement de logiciels et solutions informatiques etc...

  • La Formation dans le domaine de l’Utilisation et du Management de la Technologie.

  • E-learning (formation et enseignement à distance)

  • Télé-assistance (ou centre d'appel)

  • Télé-médecine (paraît être demandée en Tunisie)

  • E-commerce

  • E-banking et E-payment

(avec un besoin énorme de préparation des pages web d'au moins 500 entreprises au Cap-Bon seulement, et plus de 4000 en Tunisie pour pouvoir se lancer dans le E-commerce. Le gouvernorat de Nabeul, et toutes ses communes devraient figurer sur Internet dans les 2 années à venir. Nous sommes actuellement en train de travailler sur un projet de numérise la région du Cap-Bon avec un partenaire étranger qui parait avoir une excellente expérience dans le domaine) 

  • Opportunités émanant des Défis auxquels fera face le secteur  

  Dans le contexte actuel, notre pays est contraint plus que jamais à développer son expertise dans les TIC, à travers des programmes de formations avec des entreprises étrangères dans:

  • L’élaboration des études de faisabilité des projets TIC, 

  • L'évaluation de ses études par des SICARs,

  • La préparation des contrats de sortie (et l'estimation de la valeur de nos actions à l'entrée et surtout à la sortie), 

  • Le suivi et la bonne diligence dans la gestion des projets,

  • les biotechnologies (en cours de développement),

  • les sciences de l'environnement (en cours de développement),

  • les sciences vétérinaires (en cours de développement).

2.3 Les secteurs sans intérêt pour la Sodicab

  La SODICAB de par sa mission et ses objectifs, et ne voulant pas interférer avec les banques, ne voit pas d’intérêt dans le financement des projets dans les secteurs suivants:

  • Le commerce classique, 

  • L'immobilier, 

  • L’hôtellerie et

  • L’industrie traditionnelle (les projets à faible valeur ajoutée)

 

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Société Anonyme au Capital de 4.400.000 DT, Siège Social : Place 7 Novembre Imm. la Jarre B.P 160 Nabeul 8000, Tunisie
Tel : (216) 72 230 240 ou 72 286 603 Fax : (216) 72 230 161 ou 72 272 733 ,E-mail : sodicab@planet.tn