En
bref
Un des objectifs du Capital Risque en général et de la
SODICAB en particulier est de cibler la haute valeur ajoutée dans les projets
sélectionnés, des projets qui sont considérés à risque par les banques, que ce
soit:
-
Un risque financier: peu de fonds propres, (le promoteur et ses
associés ne sont pas suffisamment engagés financièrement)
-
Un risque commercial: nouveaux créneaux, nouveaux produits,
nouveaux marchés (les cibles visées ne sont pas encore assez étudiées)
-
Un risque technologique: avec la rapidité de l’évolution
technologique, (qui dit que la technologie utilisée ne va pas devenir obsolète
dans les mois à venir)
-
Un risque du nouveau promoteur (il n’a pas assez d’expérience
pour gérer le projet)
-
Un risque du nouveau projet (dont les chances de survie ne sont
pas toujours évidentes).
La SODICAB voudrait cibler les projets qui, malgré tout
le risque qu’ils engendrent, une fois réussis, pourraient apporter une grande
valeur ajoutée aux secteurs ciblés et à l’économie d’une manière générale. De
même la SODICAB voudrait sortir du classique, à savoir les projets usuels et
répétitifs pour lesquels les banques et leurs SICARs jouent déjà un rôle
important pour leur développement. En faisant ainsi la SODICAB et le peu de
SICARs adoptant la même approche pourraient combler un vide qui existe encore
dans le tissu financier tunisien, à savoir le financement de la création de
projet innovants.
-
La Valeur Ajoutée Escomptée
1.1 La valeur
ajoutée commerciale
A travers l’investissement dans de nouveaux produits, et
dans des projets totalement (ou partiellement) exportateurs, ciblant de nouveaux
marchés, ou aussi des marchés traditionnels.
Exemples
-
La Tunisie qui a signé un accord de libre échange avec l’UE,
n’exporte que pour 4 des 15 pays de l’Union à savoir la France, l’Allemagne
l’Italie et la Belgique. Un projet exportant sur les 11 pays restant tel que
l’Angleterre, la Suède, l’Espagne, la Hollande etc…est considéré un projet à
haute valeur ajoutée commerciale.
-
La Tunisie exporte 256 produits agricole sur l’Union, dont 5
produits représente plus que 90% de ces exportations. Augmenter la part des
exportations des 251 produits restant est considéré une valeur ajoutée
commerciale.
-
De même tout renforcement des exportations tunisiennes sur les
marchés traditionnels des produits traditionnels qui maintiennent bien leur
compétitivité est considérée une valeur ajoutée commerciale.
1.2 La valeur
ajoutée industrielle
A travers l’investissement dans des projets innovants
sur le plan industrielle, qui se distingue des projets classiques par leurs
nouveautés ainsi que la qualité de leurs produits.
Exemples
-
Tout produit industriel fabriqué en Tunisie entrera à l’Union
Européenne sans droit de douane et sans quota (excepté pour le Jean et le
denim). Les exportations tunisiennes sont concentrés dans les produits de
l’habillement, les câbles électriques, les composants électromécaniques,
essentiellement. Toute diversification pour d’autres produits aussi classique
soient-ils est considérée de la valeur ajoutée industrielle.
-
Dans la région de Nabeul, qui produit une bonne majorité des
tomates de Tunisie, et qui abrite aussi la majorité des unités de fabrication
des concentrés de tomates, la SODICAB ne voit pas de valeur ajoutée ni pour le
secteur ni pour la région à financer d’autres projets similaires. Toutefois les
unités soutenu par une demande extérieure forte et compétitive, et voulant
innover dans les produits dérivées de tomates tels que les jus, sauces, ketchup,
tomates séchées, etc.. sont considérées apporter de la valeur ajoutée
industrielle et pourrait bénéficier du soutien de la SODICAB. Une fois le projet
réussi, il créera un effet d'entraînement pour la vingtaine d’unités de
fabrication de concentrés de tomates au Cap-Bon, et les encouragera à innover et
renforcer ce nouveau créneau ou à développer d'autres. Même celles qui
envisageraient de créer des entrepôts frigorifique pour le stockage des tomates
avant leur cuisson pour la production du concentré de meilleur qualité, avec un
changement radical de l’emballage du produit fini, qui les fera distinguer par
rapport au reste des produits similaires, elles font de la valeur ajoutée
industrielle.
-
De même l’amélioration de la qualité des produits tunisiens
destinés à l’exportation, et à renforcer la compétitivité de nos produits sur
des marchés même traditionnels est considérée une valeur ajoutée industrielle.
1.3 La valeur
ajoutée technologique
A travers l’investissement dans des projets introduisant
une nouvelle technologie, ou une technologie nouvelle en Tunisie, qui les fait
distinguer des projets classiques et même innovants. Le produit final est un
produit à très haute valeur ajoutée commerciale (Voir décret 929-03 du 21 Avril 2003).
-
Détails des secteurs
Pour plus de clarté essayons d’aller un peu dans les
détails des secteurs à valeur ajoutée soutenus par la SODICAB dans les
gouvernorats de Nabeul et de Zaghouan, et ceux de la Nouvelle Technologie
financés par la SODICAB sur tout le territoire tunisien.
2.1 Les Secteurs à
valeur ajoutée
La SODICAB s’intéresse aux créneaux qui ont déjà un
potentiel de croissance et qui peuvent être développés dans sa région
d’intervention c.a.d. Nabeul et Zaghouan, en l’occurrence:
2.1.1 Agriculture &
Pèche
L’agriculture et la pêche reste toujours un secteur
stratégique partout en Tunisie. La performance du secteur dépend
considérablement des conditions climatiques. La production des produits de base
tels que le blé, viande rouge, poisson … et même, le lait, que la Tunisie
exporte reste toujours des produits stratégiques de première nécessité, et pour
lesquels l’investissement est fortement encouragé par l’état, et hautement
considéré aussi par les promoteurs dans les gouvernorats de Nabeul et de
Zaghouan.
Toutefois, l’agriculture traditionnelle pour des produits
traditionnels ciblant le marché local, type grande culture, plantation
d’oliviers ou d’orangers, quelques cultures maraîchères etc. est considérée par
la Sodicab comme étant un secteur classique à rentabilité faible et à taux de
croissance faible, et qui bénéficie déjà de plusieurs lignes de financement
bancaires, de facilités de payement et d’une série de subvention de l’état. La
Sodicab considère que ces créneaux sont important mais ne nécessite pas
forcement son intervention dans la région. La Sodicab croit que la Tunisie a un
potentiel qui va au delà du traditionnel et qui devrait être
appuyé.
En effet, au sein de l’agriculture traditionnelle, il y a
des produits qui enregistrent une tendance à l’exportation assez encourageante
et qui ont besoin d’un appui pour soutenir leur percée sur les marchés ciblés.
Aujourd’hui la Tunisie exporte 256 produits agricoles. Certains sont des
produits riches et à valeur ajoutée, d’autres ne le sont pas. La Sodicab
s’intéresse à soutenir ceux qui s’adaptent avec les régions de Nabeul et de
Zaghouan, dont nous citons à titre d’exemple les fleurs coupés, les fleurs
servant de base pour les huiles essentielles, les champignons, les
escargots,…...
L’agriculture biologique est aussi une activité qui
intéresse la Sodicab, surtout pour les cultures maraîchères dont la durée de
retour sur investissement est généralement courte. La Sodicab espère intervenir
pour développer l’exportation de ses produis biologiques sur l’Union Européenne
dans les périodes permises par l’Accord de Libre Echange.
Toujours dans la même orientation, la SODICAB soutinedrait la
création de sociétés de service à l'exception de produits
agricoles dont le besoin est présent surtout à Nabeul dont la production
agricole représente 15% de la production nationale.
L’aquaculture
off-shore ( dans des cages flottantes) est aussi encouragé par la Sodicab
essentiellement pour le loup et la daurade, dont les techniques d’élevage sont
les mieux maîtrisées en Tunisie. L’ancien plan directeur de l’aquaculture en
Tunisie développé par le Ministère de l’Agriculture en 1998 montrait des zones
potentiels aux côtes du Cap-Bon qui s’apprêtent bien pour ce type d’élevage. (
Le Plan est en phase de mise à jour)
2.1.2
L’industrie
( Voir secteurs à cibler rubriques - SODICAB la tutrice)
2.1.3. Les Services (non liés
à la Nouvelle Technologie )
2.1.4
Tourisme
Seul l'Animation touristique constitue une activité dans
laquelle la SODICAB est prête à investir. Par animation touristique
nous entendons des activités telles que des activités de la plongée
sous-marine, etc…
2.2 Les Nouvelles
Technologies
Depuis Mai 2002, et suite à une approbation de son
Assemblée Générale Extraordinaire, la SODICAB a officiellement élargit son champ
d’intervention sur toute la République Tunisienne pour les projets de la
Nouvelle Technologie entre autre celle de l’Information et de la Communication,
et pour lesquels la SODICAB s’engage à investir au moins 30% de ses ressources,
capital plus fonds à gérer. L'apparition du décret 03-929 du 21 Avril 2003
définit les activités de la nouvelle technologie concernées par la loi. Les
secteurs qui seront d’un intérêt pour la SODICAB, sont les suivants:
La SODICAB s’intéresse à étudier le potentiel du marché
Tunisien et limitrophes pour des produits NTIC, et d'identifier (quitte même à
créer) le besoin pour le développement d'un certain nombre de produits et de
services soft destinés exclusivement pour les marchés extérieurs l’Europe
essentiellement, et qui s’adaptent mieux avec notre tissu industriels et de
services et dans lesquels notre entreprise sera
impliquée.
Aujourd'hui dans les pays développés comme les USA, le
Canada, l'Europe etc..., les chercheurs sont branchés sur:
-
La Compression des Signaux (voix et image)
-
Un Stockage plus performants des informations
-
L' Amélioration de la Portabilité ( poids, taille, composants,
logiciels, architectures systèmes et réseaux etc…)
-
Le développement de Composants stratégiques : ex. écrans plats
pour visiophone, terminaux de poche ou TVHD…)
-
Une plus grande capacité de transmission à l’aide par exemple
des fibres optiques à faibles taux d’atténuation, et
-
Une mise en réseau des applications.
Toutefois tout ceci est du hard pour la Tunisie, il est
difficilement faisable car ceci nécessite un tissu industriel de soutien
important, un niveau de recherche université-entreprise pionnière trés
développée, une main d'oeuvre super qualifiée, un marché local porteur et
demandeur etc... Ceci n'existe pas ni en Tunisie, ni aux pays de la rive sud de
la méditerranée. L'Inde, dépourvue d’une bonne assise industrielle pour le Hard,
s’est orientée vers le Soft, tels que le développement de logiciel, les
call-centers, la télé-assistance et le télétravail, etc.....et est entrain de
consolider sa position sur la scène internationale.
Suite à notre
connaissance du marché de la compétence tunisienne, il pourrait y avoir des
possibilités de besoin dans les domaines suivants se rapportant beaucoup plus au
coté soft que hard:
-
Développement de logiciels et solutions informatiques etc...
-
La Formation dans le domaine de l’Utilisation et du Management
de la Technologie.
-
E-learning (formation et enseignement à distance)
-
Télé-assistance (ou centre d'appel)
-
Télé-médecine (paraît être demandée en Tunisie)
-
E-commerce
-
E-banking et E-payment
(avec un besoin énorme de préparation des pages web d'au moins
500 entreprises au Cap-Bon seulement, et plus de 4000 en Tunisie pour pouvoir se
lancer dans le E-commerce. Le gouvernorat de Nabeul, et toutes ses communes
devraient figurer sur Internet dans les 2 années à venir. Nous sommes
actuellement en train de travailler sur un projet de numérise la région du
Cap-Bon avec un partenaire étranger qui parait avoir une excellente expérience
dans le domaine)
Dans le contexte actuel, notre pays est contraint plus
que jamais à développer son expertise dans les TIC, à travers des programmes de
formations avec des entreprises étrangères dans:
-
L’élaboration des études de faisabilité des projets TIC,
-
L'évaluation de ses études par des SICARs,
-
La préparation des contrats de sortie (et l'estimation de la
valeur de nos actions à l'entrée et surtout à la sortie),
-
Le suivi et la bonne diligence dans la gestion des projets,
-
les biotechnologies (en cours de développement),
-
les sciences de l'environnement (en cours de
développement),
-
les sciences vétérinaires (en cours de
développement).
2.3 Les secteurs
sans intérêt pour la Sodicab
La SODICAB de par sa mission et ses objectifs, et ne
voulant pas interférer avec les banques, ne voit pas d’intérêt dans le
financement des projets dans les secteurs suivants:
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